Gouvernement du Nouveau-Brunswick

La technologie utilisée pour la surveillance de la qualité de l'air a changé considérablement depuis que les programmes d'essai et d'échantillonnage ont été mis sur pied au début des années 1970. La surveillance de la qualité de l'air est rigoureuse sur le plan technique et nécessite un soutien qualifié pour que l'on puisse obtenir des résultats de haute qualité. Il existe essentiellement deux types de surveillance : émissions et air ambiant.
 

Surveillance des émissions

La surveillance des émissions permet d'assurer que les installations qui rejettent des polluants atmosphériques respectent les limites établies par les normes et les lignes directrices nationales et provinciales.

Les sources d'émissions atmosphériques qui atteignent ou dépassent les critères établis doivent obtenir un agrément pour la qualité de l'air qui autorise l'exploitation de leur installation et établit les limites d'émissions.

La surveillance des émissions peut comprendre les systèmes de surveillance continue des émissions (SSCE), les moniteurs d'opacité qui mesurent la densité de fumée, la surveillance du bruit, et l'analyse de la qualité du combustible. Les SSCE par exemple présentent l'avantage d'analyser les émissions à la source, 24 heures sur 24, afin que des mesures immédiates puissent être prises par l'installation si des niveaux plus élevés sont décelés. Le personnel du gouvernement répond 24 heures sur 24 aux urgences environnementales signalées par les installations.
 

Surveillance de l'air ambiant

D'autres moniteurs vérifient la qualité de l'air ambiant, c'est-à-dire l'air qui nous entoure. La qualité de l'air ambiant reflète les émissions de polluants des activités humaines et des sources naturelles ainsi que les effets de facteurs météorologiques comme la température, la lumière du soleil, la pression atmosphérique, l'humidité, le vent, la pluie et la topographie. Parfois les moniteurs de l'air ambiant sont placés près d'une source d'émissions afin de déterminer l'impact de la source sur l'air environnant.

La plupart des unités d'échantillonnage de la qualité de l'air sont conçues pour mesurer seulement une substance à la fois. Un moniteur d'anhydride sulfureux par exemple ne peut pas échantillonner pour déterminer l'oxyde d'azote. Il faut des dispositifs spécialisés pour vérifier l'air relativement à chaque substance.

La nature de la substance a une influence sur le type de résultats pouvant être obtenus, et sur le temps exigé pour effectuer les essais. Les gaz comme l'ozone troposphérique et l'oxyde de carbone par exemple peuvent être analysés à l'aide de moniteurs en «temps réel» qui peuvent produire des données brutes sur le site et les transmettre par ligne téléphonique à un ordinateur central. D'autre part, les analyses pour déterminer les composés organiques volatils (COV) consistent encore à pomper un échantillon d'air dans un cylindre d'acier inoxydable au site de surveillance, et ensuite à le transporter physiquement au laboratoire pour une analyse détaillée.

Les polluants sont souvent mesurés dans des concentrations extrêmement petites, en «parties par million» (ppm) - vous pouvez penser à une goutte d'eau dans un bain - ou même en «parties par milliard» (ppb). Il n'est pas étonnant que chaque unité de surveillance a besoin d'être entretenue, calibrée ou ajustée pour produire les résultats exacts que nous recherchons. L'achat et l'entretien des unités coûtent cher.

Entre-temps, la demande des données rapides et faciles à comprendre continue d'augmenter, comme d'ailleurs le nombre et la diversité des substances dans l'air pour lesquelles il faut obtenir des résultats d'analyse.